• Le PSNM École privée pour filles à Montréal
  • Pavillon du PSNM École privée secondaire à Montréal
  • Façade extérieure du PSNM École privée secondaire à Montréal

Histoire

Le Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie a trouvé ses racines dans l’amour et le désir d’Eulalie Durocher de travailler à l’éducation chrétienne des jeunes. La Congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et Marie (SNJM) fut ainsi fondée à Longueuil, le 16 octobre 1843 par cette jeune apôtre qui devint alors Mère Marie-Rose. L’une des fins principales de la Communauté : travailler au développement intégral des enfants, plus particulièrement des jeunes filles, dans les nombreuses maisons d’éducation fondées aux 19e et 20e siècles. L’un des fleurons de ce réseau demeure sans conteste le Pensionnat.

C’est au pied du Mont-Royal, sur d’anciens domaines agricoles de la municipalité d’Outremont, que le Pensionnat fut érigé entre 1903 et 1905. Les plans et devis furent l’œuvre du Maskoutain Jean-Zéphyrin Resther. Le projet de pensionnat s’inscrivait dans un vaste mouvement d’architecture monumentale des Institutions religieuses de l’époque.

Monsieur Resther était très inspiré et sa grande réussite fut le portail principal et les dômes de cet édifice. Par la suite, la bâtisse principale s’est vu doter de pavillons supplémentaires : en 1938, une aile à l’épreuve du feu de Dalbé Viau, abritait principalement les dortoirs des pensionnaires. L’annexe construite en 1986, œuvre des architectes Jodoin, Lamarre & Pratte comprenait un gymnase moderne, des laboratoires et plusieurs classes. 2005, cette année du Centenaire verra s’élever un nouveau pavillon, conception de Renato Silvestri de chez Linea Architecture. Ce dernier regroupera un second gymnase, une grande cafétéria, six nouvelles classes et autres locaux administratifs et techniques.

La Congrégation des SNJM s'est fait un point d’honneur de toujours maintenir de hauts standards dans l’enseignement prodigué. Sciences, littérature, langues et éducation physique ont toujours fait l’objet d’une attention particulière. Certaines disciplines se sont démarquées durant ce siècle. C’est le cas des arts picturaux qui ont pu compter, de 1918 à 1953, sur le talent de sœur Jérôme-de-la-Croix. D’ailleurs, deux de ses grands tableaux, Jésus au milieu des Docteurs et Présentation de la Vierge au temple, sont toujours suspendus dans le hall d’entrée du Pensionnat. La formation musicale donnée aux élèves contribue aussi à la riche tradition du Pensionnat qui partage ses locaux avec l’École de musique Vincent-d’Indy depuis 1981. La salle de concert Marie-Stéphane rappelle la contribution remarquable de certaines religieuses.

L’histoire du Pensionnat est d’abord celle d’un groupe de femmes de foi, les SNJM qui se sont données corps et âme pour assurer le mieux-être des jeunes filles et pour les préparer à assumer leur rôle dans une société qui ne cesse d’évoluer. Dans ce but, ces religieuses éducatrices ne cessèrent d’améliorer les programmes d’études et d’enrichir le projet éducatif du Pensionnat. L’histoire de l’éducation doit beaucoup à ces femmes visionnaires.