Nos anciennes

Elles ont contribué à bâtir le Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie.

Rencontrez quelques-unes de nos anciennes, découvrez leur parcours et le lien qui les unit encore au PSNM.

Auteure-compositrice-interprète

Charlotte Cardin

« J’ai le souvenir d'une école où mes amitiés les plus chères ont été créées, où mes premières chansons ont été écrites et où j'ai été épanouie pendant cinq ans. Je garderai toujours une place spéciale dans mon cœur pour le PSNM. »

Linguiste et lexicographe, connue pour son Multidictionnaire de la langue française

Marie-Éva de Villers

« Malgré le passage des ans, je garde un merveilleux souvenir de mes études (option latin-grec) au Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie, puis au Collège Jésus-Marie d’Outremont. La solide formation que j’y ai reçue m’a très bien préparée à poursuivre mes études jusqu’à l’obtention d’un Ph. D (linguistique) à l’Université de Montréal et d’une maîtrise en administration des affaires (M.B.A.) de HEC Montréal ainsi qu’à faire carrière dans le domaine de la linguistique et de la lexicographie au Québec comme dans l’ensemble de la francophonie. »


Pédiatre microbiologiste-infectiologue et épidémiologiste

Caroline Quach

« Je n’ai pas réalisé avant d’être devenue « grande » à quel point le PSNM m’avait forgée et m’avait rendue solide. J’avais aimé mon deuxième cycle : des sciences avec des professeurs qui m’ont poussée à être la meilleure que je puisse être et les découvertes littéraires, avec un professeur de sciences encore, en parascolaire. Toutefois, c’est à mon insu, entre la découverte des amitiés et le soutien du corps professoral, que la certitude qu’une fille pouvait réaliser tous ses rêves s’est imposée d’elle-même. Évidemment, on ne se rend pas compte de ces bases avant de se cogner à un premier plafond de verre et de mettre au monde une fille à qui on veut donner la lune. C’est ainsi que ma plus vieille a fréquenté, elle aussi, le PSNM avant de devenir ingénieure, dans un monde d’hommes, et que mon plus jeune, un garçon, y est maintenant en Arts-études. La bienveillance de cette école permet aux élèves d’atteindre leur plein potentiel. Je vous en serai toujours reconnaissante. »

Actrice

Geneviève Schmidt

« Mes trois années au Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie m'ont apporté énormément de bonheur, des amies à vie, des connaissances exceptionnelles et du théâtre où j'ai découvert le plaisir d'être sur une scène. Une fierté d'avoir été pensionnaire au PSNM. »






Cofondatrice, directrice générale et artistique, MU

Elizabeth-Ann Doyle

« Mes cinq années passées au PSNM ont été plus que déterminantes. Mes enseignants d’histoire m’ont tellement fait aimer cette matière que j’ai choisi ce parcours d'études à l’Université de Montréal. Mes enseignants d’arts ont cru en moi et n’ont eu cesse de stimuler ma créativité. J’ai développé une excellente relation avec plusieurs de mes enseignants. C’est d’ailleurs avec profs et copines que nous avons organisé un voyage à New York, une première expérience de voyage qui m’a donné la piqure pour toujours. Le PSNM m'a également permis de développer ma fibre entrepreneuriale. Ainsi, en secondaire 5, j'ai contribué à fonder un café étudiant et, surtout, le journal qui existe depuis.

Mais sans hésitation, outre y avoir reçu une éducation supérieure, le PSNM a surtout été pour moi un lieu de rencontres et de consolidation de mon cercle d’amies. Encore aujourd'hui, ces amitiés forgent la personne que je suis. Elles sont ma soupape de rires, ma sécurité. Elles sont celles qui seront toujours là pour moi, mes sœurs, mes complices. C’est au PSNM que je dois mes amitiés les plus sincères, les plus essentielles, les amitiés qui traversent le temps. »

Stratège en communication et directrice générale, Edelman Montréal

Martine St-Victor

« Je dis souvent que mes années passées au Pensionnat sont parmi les plus belles de ma vie. Cette image casse un peu avec celle de ces années de l’adolescence qu’on associe souvent à la rébellion. Mais c’est le recul qui m’a fait réaliser que l’ADN de cette institution me coulait un peu dans les veines et que ce que j’y avais appris, au-delà de ce qui était dans les bouquins, me sert encore aujourd’hui : la rigueur, la solidarité, la quête du dépassement personnel, le sens de la communauté.

On passe une bonne partie de sa vie à essayer de se définir, puis on vieillit et, souvent, on cherche à se redéfinir. Mais à travers tous ces changements et ajustements, la partie de notre identité qui ne change pas est celle de Couventine. Et c’est réconfortant. Quand on ne sait où l'on va, qu'on sache d'où l'on vient. C’est l’auteur Ahmadou Kourouma qui a dit ça. Il a raison. Le Pensionnat demeura un repère, comme la montagne qui le surplombe. »

Fondatrice, Peuple Éveillé

Awa Hanane Diagne

« Le temps passé au PSNM a été pour moi une étape de prise de conscience personnelle. Les activités auxquelles j’ai pris part, telles qu’Amnistie Internationale, m’ont permis de participer à des discussions importantes qui ont éveillé mon besoin d'engagement. Mes expériences en dehors de mes cours ont été aussi formatrices que mes études académiques. Au PSNM, j'ai été exposée au monde et à ses enjeux (sexisme, discrimination, capacitisme, écarts socioéconomiques, environnement et leadership des femmes) à travers mes cours, les ateliers ainsi que mes nombreuses interactions avec mes camarades. Mon exposition à toutes ces réalités continue à inspirer les projets et les activités que j'entreprends à travers Peuple Éveillé, l'ONG que j’ai fondée en 2018. Entre autres, grâce à mon passage au Pensionnat, j’ai appris à naviguer dans notre société en tant que femme, en tant que femme noire, et cette expérience me servira pour le reste de ma vie. »

Soliste, Grands Ballets Canadiens

Maude Sabourin

« Mon expérience au programme Danse-études était bien particulière. Je venais tout juste d’être acceptée et une nouvelle aventure pleine de possibilités s’offrait à moi. Danser la moitié de la journée, étudier l’autre, semblait à mes yeux la combinaison parfaite. Je me souviens du plancher grinçant des couloirs de l’école et de l’histoire que l’on ressentait en marchant dans ceux-ci. Je me souviens que les élèves du cursus normal nous regardaient toujours en se demandant comment on faisait pour n’être là que la moitié de la journée! C’était assez drôle de voir les expressions sur leurs visages. Aussi de voir leur réaction quand nous entrions en classe et que le seul garçon de l’école était avec nous. Ça me fait sourire d’y repenser!

Ce que j’ai particulièrement apprécié est l’encadrement que j’ai reçu! J’ai eu la chance de sauter des niveaux à l’école de danse et d’être impliquée dans des projets. Cela demandait énormément de temps et je devais parfois m’absenter. L’école a toujours fait en sorte que mes études soient bien gérées et tout le monde me donnait l’encadrement nécessaire à ma réussite, tout en m’encourageant dans ma passion et en me laissant participer à ses évènements spéciaux.

Je garde un doux souvenir du PSNM. Je m’y suis sentie bien, épaulée, encouragée et soutenue. L’équilibre, la discipline et le respect, qu’on m’a inculqués non seulement à la danse, mais aussi au PSNM, sont des valeurs que je porte en moi depuis et qui sont les lignes directrices de ma vie ainsi que de ma carrière! »

Journaliste, Radio-Canada

Émilie Dubreuil

« Beyrouth. Juillet 2021. Le soleil tombe une grosse boule jaune dans la méditerranée. Je suis venue voir le coucher du soleil avec une vieille dame que je rencontre pour la première fois, mais que j’ai l’impression de connaître depuis toujours. 

La première fois que j’ai entendu parler de cette femme et de ce pays du cèdre abîmé par tant de haines, de crises, de guerres, j’avais 13 ans, un kilt vert et marine, un chemisier blanc et des bas au genoux. Ma voisine de bureau m’avait raconté la guerre civile là-bas, au Liban, guerre qui expliquait la venue de son père au Québec. Elle m’avait expliqué que sa tante, médecin, était, elle, demeurée là-bas à Beyrouth. 

33 ans après cette conversation, j’ai appelé Nadia. Elle est devenue avocate en droit carcéral. Elle a toujours aimé les causes difficiles. « Je pars au Liban pour couvrir la crise. Tu crois que ta tante me donnerait une entrevue pour me parler de la crise actuelle ? ». 

Moi, je suis devenue journaliste. Je l’étais déjà un peu au Pensionnat. Je m'occupais du journal de l’école. J’y écrivais des articles. J’adorais les exposés oraux, les périodes d’examen. Être journaliste, c’est d’être sans cesse en examen. D’ailleurs, je ne me souviens plus de bien des choses étudiées sur Côte Sainte-Catherine, mais je me souviens que j’y ai appris que je pouvais devenir celle que je voulais devenir. J’étais tannante, baveuse, toujours en retenue, en punition. Un cadre dont j’avais besoin, mais un cadre plein de souplesse, de tendresse même. Et ça, j’m’en souviens.  

Ça fait 20 ans déjà que je suis à Radio-Canada. Le temps file. J’ai écrit des livres, des centaines de chroniques, j’ai fait des enquêtes, un film documentaire. J’ai voyagé, j’ai rencontré des milliers de personnes pour raconter leurs histoires. 

Dans mon histoire à moi, il y a cet édifice de pierres à Outremont, ses vieilles lattes de bois et son histoire où j’ai découvert la solidarité féminine et qui, malgré le temps, demeure tout près dans le temps et dans ma tête. Quand j’ai besoin de réfléchir je vais prendre une marche jusque là et, dans les moments difficiles, c’est encore Nadia, Marie-Ève ou Zoé que j’appelle. Elles ne portent plus le kilt marine et vert, mais elles sont là, plus ridées mais toujours collégiennes dans l’âme. »

Conventums

Votre promotion approche d’une date anniversaire (5 ans, 10 ans, 20 ans, 30 ans ou plus) et vous souhaitez organiser un conventum de retrouvailles? N’hésitez pas à communiquer avec l’équipe de la Fondation du PSNM. C’est avec plaisir qu’elle vous accompagnera dans l’organisation de votre évènement.

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